De la religion verte

Arthur Schopenhauer disait de la religion qu’elle « […] a tout pour elle: révélation, écritures, miracles, prophéties, appui des gouvernements, le premier rang partout comme il convient à la vérité, l’adhésion et le respect de tout le monde, des milliers de temples où elle est prêchée et où l’on célèbre ses cérémonies, des corps sacerdotaux assermentés, et, ce qui vaut mieux que tout cela, le privilège inappréciable de pouvoir inculquer ses doctrines aux enfants dès l’âge le plus tendre, et d’en faire pour ainsi dire, dans leurs cerveaux, des idées innées. » (Die Welt als Wille und Vorstellung, Brockhaus, Leipzig 1819) Vous savez qui est Arthur Schopenhauer, bien sûr? Non? Pour résumer, il s’agit du plus grand philosophe de la chrétienté après Nietzche et Piketty[1], le précurseur de pas mal de choses et notamment de la psychanalyse bien qu’il ne l’eût pas su, l’un des plus magnifiques misanthropes (option misogynie) que l’intelligence ait permis, un mec qui a écrit pas mal de trucs sympas sur la volonté et le seul qui ait eu les balls de trouver Goethe un peu léger sur sa théorie des couleurs (si, si ! lisez Über das Sehn und die Farben, Vrin, 1816). C’est quand même le gars qui a un jour balancé : « Le talent, c’est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher ; le génie, c’est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir. » (cité par Irvin Yalom, in. The Schopenhauer cure, Harper Perennial, 2006). Vous situez?

Rassurez-vous, si ce n’était pas le cas, tout d’abord ça m’en toucherait une sans faire bouger l’autre et puis de toutes manières vous pourriez prétendre, puisque bien planqués derrière vos claviers vous auriez tôt fait d’aller vérifier sur Wikipédia et y collecter les éléments qui manquent à votre culture. Tout ceci n’a donc de l’importance que pour moi, vous, c’est vous qui voyez car on peut parfaitement vivre sans aucune culture, comme l’avait en son temps démontré Pierre Desproges. Il y a bien quelques-uns de mes lecteurs qui n’envisagent la philosophie que sous l’angle de la sous-merde, mais là aussi que voulez-vous que j’y fasse ? Car comprenez ceci : il arrive un moment dans la vie d’un individu où celui ou celle-ci éprouve une félicité immense à envisager une frange de l’humanité se complaire dans une ignorance non feinte et assumée. Cette frange-là n’est pas bien répugnante et j’ai moi-même quelque mépris pour certaines branches des sciences auxquelles je ne bite pas un broc mais pour lesquelles, malgré mon ignorance, j’éprouve respect et parfois admiration. Plus préoccupants et beaucoup plus cons sont ceux qui dénigrent, méprisent et raillent sans avoir le commencement du début d’une base en philosophie, ceux qui entendent vous expliquer que tout ceci n’est que masturbation intellectuelle. Admettons dès maintenant que pour eux rien n’est possible à part peut-être un coup de barre à mine dans les rotules mais ce n’est pas très gentil et, en dernière analyse, il vaut parfois mieux clôturer par un calembour vaseux mais parfois rigolo, comme par exemple « le philosophe est un plat : le Héraclite au riz » et je ne déconne pas! 

Bref le petit père Schopenhauer a donc écrit une chose qui est absolument remarquable et que je vous reproduis derechef : « La religion a tout pour elle: révélation, écritures, miracles, prophéties, appui des gouvernements, le premier rang partout comme il convient à la vérité, l’adhésion et le respect de tout le monde, des milliers de temples où elle est prêchée et où l’on célèbre ses cérémonies, des corps sacerdotaux assermentés, et, ce qui vaut mieux que tout cela, le privilège inappréciable de pouvoir inculquer ses doctrines aux enfants dès l’âge le plus tendre, et d’en faire pour ainsi dire, dans leurs cerveaux, des idées innées. » Il va de soi qu’il faut entendre ici ‘religion’ au sens de ‘système de pratiques et de croyances en usage dans un groupe social’ car il serait réducteur et inintéressant de se limiter aux systèmes théologiques. Si on peut dès lors légitimement parler de religions politiques, scientifiques, sociologiques et donc, bien entendu, théologiques, tout ceci n’a pas grand intérêt sinon pour identifier, classer, répertorier et rendre abordable l’expression du religieux (ce que l’on nomme faits religieux). Ce faisant on n’explique rien, mais le travail est néanmoins nécessaire, car il faut d’abord miner le minerai avant d’en extraire le métal rare et noble. Sur cette base, on peut aborder la question en identifiant des airs de famille et là, patatras ! on distingue des articulations entre des faits qui sont identiques dans tous les cas considérés et on peut envisager, comme Wittgenstein, une approche épistémologique qui permet d’expliquer que l’on désigne une multitude de choses comme une seule – cette chose est donc le fait religieux ou, à la limite, une religion.

Notez bien que je n’ai rien contre le principe de l’immanence et encore moins contre celui de la nécessité pour l’être humain de se concevoir au sein d’une cosmogonie à forte connotation spirituelle. De prime abord, j’imagine qu’il existe un critère fondamental que je nommerai authenticité, grâce auquel il est possible de considérer tel ou tel fait comme religieux ou non, c’est-à-dire qu’on peut faire la part des choses entre la croyance et l’incroyance. Ce n’est pas forcément évident car les théologies n’ont pas le monopole de la religion alors que les sciences ne sont pas les seules à proposer des systèmes tangibles permettant une approche critique délimitée strictement par une doctrine justifiant l’exégèse. En clair : l’existence d’un système ne suffit pas à qualifier ceci ou cela de religion. Je choisis donc authenticité par analogie à la définition qu’on lui donne en droit, c’est-à-dire et pour faire simple : le caractère de certains actes qui font foi par eux-mêmes. En philosophie et en Allemand, on dit « an sich » et pour ceux qui ne comprennent pas la langue ça signifie « en soi ». À partir de là on peut considérer chaque chose que l’on soupçonne religieuse en relation aux autres, qui ne le sont ou ne le seraient pas, à l’aune de l’authenticité afin de différencier croyants de non-croyants. Attention, il s’agit de vrais croyants et de vrais non-croyants ! je ne songe pas à ceux qui font baptiser leur descendance par peur de se voir rejeter de leur groupe social, ni à ceux qui organisent la plus belle bar-mitsvah de la création pour impressionner les Benchetrit qui sont de gros cons de parvenus. Non, il s’agit de bien identifier ceux qui s’insèrent, adhèrent, vivent pour et par le système religieux qui est le leur de naissance ou par choix de manière tout absolument authentique, ceux-là sont parfois humbles et parfois prosélytes, parfois doux et bienveillants mais souvent très violents et peu sympathiques, mais en tout état de cause ce sont ces religieux-là qui m’intéressent.

Ceci étant posé, longuement mais nécessairement car sans ça vous pourriez me reprocher d’être méchant, voire vilain de déverser gratuitement mon fiel sur de pauvres gens, j’aimerais vous parler des individus qui adhèrent à l’église de climatologie. Vous allez voir, c’est très intéressant. Dans un premier temps, il convient de se livrer à un petit exercice sur la base des neuf critères contenus dans l’affirmation de Schopenhauer et dans un deuxième temps on confronte les conclusions à la réalité des faits à l’aune de l’authenticité, afin d’établir qu’il s’agit bien d’une religion.

Ce qui donne, dans l’ordre :

  1. La révélation : rappelons d’abord qu’il s’agit de l’action de porter à la connaissance de la multitude quelque chose de caché, d’inconnu. En l’occurrence, la multitude ne saurait décemment avoir la moindre connaissance solide et sérieuse des affaires climatiques, ne fut-ce que parce qu’il faut avoir fait pas mal d’études et usé bon nombre de fonds de culottes sur les bancs vermoulus de prestigieuses universités. Partant, il est indiscutable que ce premier critère soit rempli dans la mesure où même sans étudier la question dans le détail, c’est-à-dire interroger les quelques milliards de pékins qui peuplent la planète. Religion : 1 point !
  2. Les écritures : elles sont nombreuses, absconses, difficiles et très diverses. Certaines sont de véritables bijoux de science et des modèles de recherches respectant les principes fondamentaux et nécessaires de la démarche scientifique ; d’autres sont un ramassis d’imbécilités ne servant qu’à asseoir le discours téléologique (et au passage, le pouvoir des oints et de leurs sbires – j’y reviendrai). Religion : 1 point !
  3. Les miracles : le miracle, c’est un fait extraordinaire, en dehors du cours naturel des choses, que le croyant attribue à une intervention divine providentielle et auquel il donne une portée spirituelle. De prime abord, puisqu’on nous dit que la climatologie est une science, il ne saurait être question de miracles. Mais en y regardant de plus près, on comprend très vite que les miracles sont bel et bien présents mais sous une forme prospective. Ce sont les mesures très exactement démentielles et liberticides que nous proposent les croyants qui sont d’ordre miraculeux et non pas, comme on pourrait s’y attendre, des faits antérieurs aux mesures qui justifieraient ces dernières. Jésus est ressuscité – miracle – prions mes frères/ le climat est déréglé et c’est la faute de l’homme – légiférons – miracle ça marche ! enfin ça ne marche pas ni ne marchera jamais, mais pour l’instant on en reste à l’aspect théorique. Religion : 1 point !
  4. Les prophéties : alors là je pense qu’il n’est pas nécessaire de déblatérer bien longtemps ! de Al Gore à l’inénarrable Jean-Pascal van Ypersele en passant par les guignols du GIEC et sans oublier les pitoyables pantins des diverses sectes écologiques, les prophètes sont légion. L’excellent professeur Didier Raoult en a recensé une belle brochette, je vous livre le lien vous verrez par vous-mêmes.  Religion : 1 point !
  5. L’appui des gouvernements : bon là aussi on ne va pas se raconter des salades, à quelques exceptions près tous les gouvernements de tous les pays appuient et défendent, attendu que tous les gouvernements de tous les pays sont par définitions accrochés aux fariboles de tous genres qui effraient le peuple et leur permettent de conserver, voire de consolider leur pouvoir. Il est par ailleurs puéril de croire que les gouvernements soient dupes, non, ils savent certainement que nous nageons en plein délire, mais peu importe car ni le climat, ni l’écologie ne les préoccupent. Religion : 1 point !
  6. Le premier rang partout, comme il convient à la vérité : je pourrais ici vous donner les liens vers les centaines – voire les milliers ! – d’articles publiés par les médias, les reportages, les documentaires, les débats organisés sur le sujet mais a) ça ferait bien trop de guillemets, ce qui rend la lecture malaisée, et b) il faudrait largement dépasser le cadre de la communication et considérer : la mode, les arts, l’éducation, etc. (et là aussi, il faudrait tellement de guillemets que j’aurais mieux fait d’en faire commerce). Religion : 1 point !
  7. L’adhésion et le respect de tout le monde : là on est face à un mécanisme en aval, mais il est patent lui aussi ! Si l’adhésion peut, à la limite, découler d’un choix (ce qui est totalement illusoire si on considère ce qui précède) force est de constater que le respect de tout le monde est exigé et, globalement, acquis dans la mesure où il est question de reconnaissance par le groupe social. Je vous en parle déjà depuis un moment, hein, de ce machin : la peur de se voir exclu est plus forte que le désir d’exister en exerçant sa volonté. Il en va de même dans bien des domaines, mais là comme on est dans le religieux, la pression sociale est très forte, sans doute irrésistible pour le pékin moyen. Religion : 1 point !
  8. Des corps sacerdotaux assermentés et des milliers de temples où elle est prêchée et où l’on célèbre ses cérémonies : bien sûr, il est hasardeux d’affirmer qu’il existe un clergé constitué mais il n’en demeure pas moins que les précités Gore & van Ypersele sont très bien dans leurs rôles de grands prêtres et les médias, principalement les studios de télé comme les grandes conférences internationales multi-ethniques bio-conscientes constituent autant de temples. C’est un petit peu le corollaire du point 4, même si je veux bien admettre qu’il puisse y avoir fusion puisque dans le fait religieux, le Temple ultime réside dans le for intérieur du croyant (c’est la foi) et on pourrait finalement faire l’économie du point 8. Moi je le garde, car ça me permet de décréter ceci : Religion : 1 point !
  9. Le privilège inappréciable de pouvoir inculquer ses doctrines aux enfants dès l’âge le plus tendre, et d’en faire pour ainsi dire, dans leurs cerveaux, des idées innées : là aussi nous sommes en présence d’un point qui découle des précédents et qui, en un sens, y est déjà inclus. Pour autant, j’aimerais rappeler et souligner que la matière est devenue obligatoire et que les élèves de tous âges et de tous sexes (oui je sais, on dit « genre» de nos jours, mais je n’ai rien à voir avec les forcenés qui … mais je diverge et dix verges c’est beaucoup) sont priés de régurgiter sous peine de se voir sanctionnés, rejetés, stigmatisés bref : excommuniés ! Religion : 1 point !

Autrement dit : Religion 9/9 soit un sans-faute remarquable ! Tout le monde aura compris que j’ai saisi l’affirmation de Schopenhauer pour en faire un théorème dont l’application apporte clairement une première confirmation : nous sommes bel et bien en présence d’un fait religieux. Maintenant, qu’en est-il de l’authenticité ? Je vous rassure, je n’ai ni la place ni l’envie de tout reprendre, point par point, pour vous prouver que les individus dans leur écrasante majorité adhèrent, appliquent, révèrent, professent, la doctrine et participent gaiement à toutes les célébrations du culte, sans oublier les manifestations publiques de 7 à 77 ans comme le confirme ici le média officiel de l’État belge. On aura pris soin également de relever que l’Église de climatologie fera tout et plus encore pour discréditer ses opposants alors même que ces derniers soulèvent des questions tangibles et rationnelles comme par exemple l’éthique questionnable de l’instrumentalisation d’une gamine handicapée au service de la Cause. L’Église n’avait pas encore osé, ils n’ont pas eu le courage, qu’à cela ne tienne : on dénigrera le camp adverse qui aurait donc manipulé ladite gamine, ce qui est honteux, ignoble et inacceptable mais uniquement dans la mesure où l’Église ne l’a pas fait elle-même et avant le camp opposé. Vous suivez ? non ? pas de panique, c’est sans doute plus clair ici car l’Église, elle ! ne manipule pas …

Oh, je sais bien ce que vous allez me dire, car je vous soupçonne intelligents et rationnels : « on le sait bien que ces gens se vautrent dans une religion, on t’aime bien mais tu enfonces des portes ouvertes mon pépère ! » Reconnaissez qu’il est quand même plus probant d’appliquer une méthode et un théorème plutôt que d’énoncer quelque chose qui est sans doute vrai, mais sans le prouver. De plus, tout ce qui va de soi est toujours source d’abus, ce qui reste valable pour les croyants comme pour les incroyants d’ailleurs. On peut bien entendu utiliser d’autres moyens que ceux que j’ai choisis aujourd’hui mais que voulez-vous ? je me vautre dans la philosophie depuis mon âge le plus tendre et il se trouve que je relis tout Schopenhauer depuis quelque temps, alors j’ai cédé à la facilité : je fais avec ce que j’ai sous la main. Du reste, il ferait beau voir que l’on me le reproche, attendu qu’il faut quand même se lever de bonne heure pour comprendre le génie de Schoppy.

En définitive, nous sommes bel et bien confrontés à une religion, à quelque système homologué qui requiert en plus de lâcher la rampe de l’objectivité. Ce fait religieux climatologique est une chose qui a – je n’en doute pas un seul instant – pour ses adeptes le poids contraignant que Émile Durkheim prêtait au fait social mais pour nous autres objectivistes, la planche de salut se trouve exclusivement dans le retour à la raison pour échapper au disparate, à l’immanent et à l’illimité. On en reviendrait à la science, on ne parlerait pas de religion en soi (« Religion an sich » hein, je le rappelle encore une fois !) ni de vérités homogènes, fixes et réifiées et on s’efforcerait, plutôt humblement même en cas de génie absolu, de rétablir un éclairage, une explication, un rendu à partir d’un donné préalable et patent dans le respect d’une démarche épistémologique. La philosophie, les concepts en font d’ailleurs partie, n’en déplaise. C’est donc avec ce concret-là et avec du sensible, du visible et de l’intelligible qu’on pourrait reconstituer, par la recherche, le commentaire et l’analyse ainsi que la remise en contexte mais aussi en cause, le fait scientifique à propos du climat de notre planète, en excluant absolument le fait religieux. Ce dernier est digne d’intérêt naturellement, mais son application politique a toujours été, est encore et sera toujours une abomination et serait-ce trop demander à ce fait social total (je la mets en italiques mais la formule est de moi – vous en faites ce que vous voulez, mais j’ai raison) que déplorait en son temps Auguste Comte de se cantonner à la sphère privée qu’il n’aurait jamais dû quitter ? Nous autres, occidentaux, savons pourtant les terrifiants dommages que la religion peut commettre quand elle s’érige en pouvoir, vaguement contrebalancé par le séculaire dans un hypocrite échafaudage qui ne trompe que les niais ? Pas besoin d’être chrétien, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire – mais l’Histoire n’intéresse plus grand-monde et certainement pas les gouvernements qui, pas cons !, savent très bien que la Mémoire est mère de toute prudence et inspiratrice d’intelligence.

Alors me demanderez-vous, pourquoi et surtout comment est-il possible qu’au 21ème siècle, les individus marchent encore dans la combine ? Je pourrais vous ressortir l’inévitable Malraux, bien sûr, mais ce serait à la fois trop facile et terriblement convenu, non, il y a une explication relativement simple et à la fois banale et éternelle en ce qui concerne les individus qui « marchent dans la combine » :

La navrante insignifiance de leurs existences!

[1] Il faut être profondément philosophe quand on se prétend, comme Thomas Piketty, économiste alors qu’on est de gauche. Philosophe ou escroc, ce qui bien souvent revient au même aux yeux des imbéciles qui n’ont jamais rien lu d’autre que les aventures de Mickey.

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